Histoire

Une histoire riche

La présence humaine en terre gâtinaise est très ancienne. Elle remonte largement à la préhistoire, comme l’attestent les nombreuses découvertes de pierres taillées par les hommes de cette époque.

Au cours de la période gallo-romaine, la vallée de l’Ouanne fut aussi largement occupée. C’est le site de Triguères qui était alors le plus important. Des fouilles conduites au XIXème siècle avaient permis de trouver de nombreux vestiges gallo-romains. Il ne reste aujourd’hui que de maigres témoignages, comme la colonne visible au cœur du village.

Un aqueduc avait été construit dans la vallée entre Douchy et Triguères.

Dès l’époque carolingienne et durant tout le Moyen-Age, plusieurs fermes fortifiées ou plusieurs châteaux furent construits sur le site des communes du canton de Château-Renard. Mais c’est surtout sur les reliefs de Château-Renard que le Moyen-Age édifia ses remparts les plus imposants. Ils abritaient une petite cité avec plusieurs dizaines d’habitants.

La guerre de cent ans vit Château-Renard échapper à l’occupation anglaise et une belle maison du centre du village, qui était alors une hôtellerie bâtie depuis quatre ans seulement, abrita Jeanne d’Arc le 20 septembre 1429.

Maison Jeanne d’Arc

Sur la hauteur, le château haut se distinguait du château dit de la Motte, édifié entre les bras de l’Ouanne. Il s’agissait à l’origine d’un autre château médiéval qui fut reconstruit au début du XVIIème siècle par Louise de Coligny. C’est là que le 21 mai 1539 le roi François 1er avait signé l’édit de la Blanque, destiné à mettre de l’ordre dans les jeux d’argent. C’est en fait l’acte de naissance de la future loterie royale qui devint la loterie nationale.

Dès le XVIIIème siècle, avant même la révolution le château haut de Château-Renard subit les outrages du temps et de ceux qui s’intéressaient à ses pierres. Certaines servirent même à endiguer des bras de l’Ouanne.

À la fin du XIXème siècle Château-Renard devint Châteaurenard en un seul mot. Mais à la fin du XXème les élus de la commune décidèrent de revenir progressivement à la formulation initiale en deux mots, qui évite aussi la confusion avec l’autre Châteaurenard, situé en Provence, dans les Bouches du Rhône. Château-Renard doit son nom à Renard, comte de Sens qui en était le seigneur lors de la construction du château haut au Xème siècle.